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Tour Carbonnière

20180511-0020.jpg Aigues-MortesMiniaturesAigues-MortesAigues-MortesMiniaturesAigues-MortesAigues-MortesMiniaturesAigues-MortesAigues-MortesMiniaturesAigues-MortesAigues-MortesMiniaturesAigues-Mortes

MA FRANCE / Aigues-Mortes

La Tour Carbonnière

Elle fut construite sur la fin du XIIIème siècle, en même temps que les remparts. La forme du monument, le style de l’imposante fortification. Les pierres employées taillées en bossage provenaient de la même carrière.
De forme carrée, enjambant la route, avant-garde et gardienne de la place forte, la Tour Carbonnière s’élève majestueuse et solitaire au milieu des marais. Les moines de Psalmodi devinrent les premiers fermiers de la tour à cause du voisinage. Ils veillèrent à son entretien et à sa conversation. Ils retirèrent un droit de péage. Ce droit devait fournir de gros revenus quand on pense que la tour construite au bout d’une longue chaussée, reposant sur une série de ponts, était le seul passage pour se rendre à Aigues-Mortes par voie de terre. Impossible aux voyageurs de l’éviter, la route carrossable passant au milieu du monument par une grande porte ouverte à tous les vents.
Par la suite les gouverneurs qui prenaient le titre de capitaine de la « Tour Carbonnière », pour augmenter leurs gages, s’arrogèrent plusieurs fois le droit de péage en s’appropriant aussi les revenus du péage. Les moines de Psalmodi protestèrent. Ils eurent gain de cause. Les juges confirmèrent l’abbaye dans la jouissance exclusive du droit de pêche le 14 décembre 1450.
Pendant les luttes religieuses on y laissa des soldats pour la garder, mais la garnison ne fut jamais nombreuse. Le roi Henri IV maintint de ses propres deniers à Aigues-Mortes 150 mortes-payes, sur lesquels dix huit hommes de guerre étaient destinés à Peccais, trois à la Tour Carbonnière.
Ce petit nombre devenait insuffisant pour soutenir un siège. Ceci explique que la tour ait été prise et reprise tour à tour par les combattants suivant leur nombre.
Il y a encore quarante ans, la route départementale passait encore au milieu de cette tour solitaire. Le passage devint trop étroit pour les charrettes et les voitures. Il fut alors question de la démolir (vers 1870). L’ancien passage fut supprimé et la route contourna la Tour par deux bras, à droite et à gauche. La tour fut restaurée en 1859 et devint propriété de l’état. Elle fut cédée à la ville, puis au génie, ensuite à la ville, au ministère des Beaux arts et enfin à la ville de Saint Laurent d’Aigouze.

Description
MA FRANCE / Aigues-Mortes

La Tour Carbonnière

Elle fut construite sur la fin du XIIIème siècle, en même temps que les remparts. La forme du monument, le style de l’imposante fortification. Les pierres employées taillées en bossage provenaient de la même carrière.
De forme carrée, enjambant la route, avant-garde et gardienne de la place forte, la Tour Carbonnière s’élève majestueuse et solitaire au milieu des marais. Les moines de Psalmodi devinrent les premiers fermiers de la tour à cause du voisinage. Ils veillèrent à son entretien et à sa conversation. Ils retirèrent un droit de péage. Ce droit devait fournir de gros revenus quand on pense que la tour construite au bout d’une longue chaussée, reposant sur une série de ponts, était le seul passage pour se rendre à Aigues-Mortes par voie de terre. Impossible aux voyageurs de l’éviter, la route carrossable passant au milieu du monument par une grande porte ouverte à tous les vents.
Par la suite les gouverneurs qui prenaient le titre de capitaine de la « Tour Carbonnière », pour augmenter leurs gages, s’arrogèrent plusieurs fois le droit de péage en s’appropriant aussi les revenus du péage. Les moines de Psalmodi protestèrent. Ils eurent gain de cause. Les juges confirmèrent l’abbaye dans la jouissance exclusive du droit de pêche le 14 décembre 1450.
Pendant les luttes religieuses on y laissa des soldats pour la garder, mais la garnison ne fut jamais nombreuse. Le roi Henri IV maintint de ses propres deniers à Aigues-Mortes 150 mortes-payes, sur lesquels dix huit hommes de guerre étaient destinés à Peccais, trois à la Tour Carbonnière.
Ce petit nombre devenait insuffisant pour soutenir un siège. Ceci explique que la tour ait été prise et reprise tour à tour par les combattants suivant leur nombre.
Il y a encore quarante ans, la route départementale passait encore au milieu de cette tour solitaire. Le passage devint trop étroit pour les charrettes et les voitures. Il fut alors question de la démolir (vers 1870). L’ancien passage fut supprimé et la route contourna la Tour par deux bras, à droite et à gauche. La tour fut restaurée en 1859 et devint propriété de l’état. Elle fut cédée à la ville, puis au génie, ensuite à la ville, au ministère des Beaux arts et enfin à la ville de Saint Laurent d’Aigouze.
Fichier
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